LIVRE BLANC VERAONE

INTRODUCTION

1. PITCH

VeraOne est un token, nommé VRO, dont le sous-jacent est composé exclusivement d’or physique, lui-même stocké en zone hautement sécurisée.

VeraOne se distingue des autres crypto-actifs par une contrepartie à 100% (1 : 1) vérifiée par un audit régulier et peut se prévaloir de plus de dix années d’expertise de ses promoteurs sur le secteur des métaux précieux.

Les objectifs de VeraOne sont multiples, puisqu’il s’agit de proposer :

  • un actif stable, au contraire des autres cryptomonnaies existantes, pouvant être utilisé comme outil d’arbitrage ou réserve de valeur ;
  • une monnaie d’échange, afin de faciliter l’envoi ou la réception de valeurs, à coût réduit, de manière instantanée, et cela même en l’absence de relai bancaire ;
  • une détention sécurisée de la valeur, avec une contrepartie totale sur l’actif dématérialisé que constitue le token ;
  • une facilité de paiement, avec l’adossement à un système de paiement par carte de débit.

L’objectif de VeraOne est de favoriser le développement d’un écosystème auquel il participe depuis de nombreuses années, d’en promouvoir les usages et les transactions, et de faire de l’or non-seulement une valeur de réserve, mais également un outil d’échange au service du plus grand nombre. La sécurité qu’apporte une contrepartie totale, ainsi que la fiabilité et la traçabilité inhérentes au système de blockchain, feront de VeraOne une monnaie d’échange idéale.

Cette page présente ci-après le projet VeraOne.

2. EDITORIAL

L’engouement pour la tokenisation

Vers la fin de novembre 2013, le cours du Bitcoin (BTC) a rejoint celui de l’once d’or, seuil hautement symbolique, et a ainsi éveillé l’intérêt d’un grand nombre d’acteur sur le sujet. Non sans rappeler la monnaie numérique E-Gold, lancée en 1995 et disposant d’une contrepartie en or, l’émergence de nouveaux crypto-actifs vient renouveler l’intérêt d’une numérisation de l’or. A l’époque, E-Gold avait connu un engouement exponentiel, portant à plus d’un million son nombre d’utilisateurs. Nous sommes convaincus qu’il en sera de même pour la tokenisation de l’or.

Ainsi, la blockchain constitue un nouveau paradigme à ne pas négliger. Bien trop souvent perçue comme l’infrastructure d’actifs spéculatifs, dont l’intérêt technologique est peu compris du grand public, la blockchain porte toutefois en elle des innovations fondamentales :

  • une traçabilité complète des transactions, indispensables pour satisfaire aux contraintes règlementaires ;
  • une possibilité d’échange en pair-à-pair, sans l’intervention d’un tiers de confiance ;
  • une sécurité optimale de la détention, avec de multiples solutions de wallets.

L’introduction du livre blanc de Satoshi Nakamoto, fondateur du Bitcoin, est à ce titre révélateur :

« Le commerce sur Internet dépend aujourd’hui presque exclusivement d’institutions financières qui servent de tiers de confiance pour traiter les paiements électroniques. Bien que ce système fonctionne plutôt bien pour la plupart des transactions, il écope toujours des faiblesses inhérentes à son modèle basé sur la confiance. Les transactions totalement irréversibles n’y sont pas vraiment possibles, puisque les institutions financières doivent gérer la médiation de conflits. Le coût de cette médiation augmente les coûts des transactions, limitant en pratique la taille minimale d’une transaction et empêchant la possibilité d’avoir des petites transactions peu coûteuses. L’impossibilité d’avoir des paiements non réversibles pour des services non réversibles engendre un coût encore plus important. Avec la possibilité d’inverser les transactions, le besoin de confiance augmente. Les marchands doivent se méfier de leurs clients, en les harcelant pour obtenir plus d’informations que nécessaire. Une certaine part de fraudes est acceptée comme inévitable. Tous ces coûts et incertitudes de paiement peuvent être évités par l’utilisation d’une monnaie physique, mais aucun mécanisme n’existe pour réaliser des paiements à travers un système de communication sans avoir recours à un tiers de confiance. »

Les institutions financières, bien conscientes du danger qui pèse sur leur position monopolistique, s’emparent désormais du sujet. La tokenisation est une forme d’inscription en compte-titres, puisqu’elle revient à émettre un jeton cryptographique constituant un titre financier. Une telle opération peut représenter des gains d’efficience à la fois dans l’émission et la gestion (transferts, suivi, …) de ces titres financiers. Alternative aux registres titres du dépositaire, la blockchain ouvre à l’instantanéité, à la traçabilité des transactions (lutte contre le blanchiment et la fraude), à la gratuité des opérations, ou encore à l’inviolabilité du système. A cet égard, nombre d’autres acteurs suivent la route initiée par Bitcoin, à l’image de Facebook avec le projet Libra lancée en juin 2019. Quelle qu’en soit la réussite future, une dynamique a été initiée et le projet VeraOne s’inscrit dans la directe lignée des ambitions de Satoshi Nakamoto.

La réappropriation de la monnaie face à l’incertitude

Plus encore que son utilité transactionnelle, c’est la réappropriation même de la monnaie par le particulier qui est en jeu. Friedrich Hayek, prix Nobel d’économie en 1974 pour ses travaux sur la théorie de la monnaie, affirmait déjà que les crises économiques étaient directement liées aux politiques monétaires expansionnistes menées par les États, faussant ainsi le système de prix relatifs dans la structure de production.

Cette dernière considération est d’autant plus d’actualité qu’elle fait écho aux multiples politiques expansionnistes, notamment monétaires, menées en Occident depuis plus de 10 ans. Bien que nécessaires en période de crise, leur maintien est source d’effets collatéraux désastreux. Dans un monde sans taux d’intérêt, outre les prix de l’immobilier qui grimpent et qui emportent avec eux l’engouement médiatique, ce sont surtout les caisses d’épargne et les assurances-vie dont le business model devient inopérant, puisque ce dernier repose principalement sur le marché obligataire. Plus encore, les banques et entreprises qui auraient dû s’effondrer sont artificiellement maintenues en vie par des mécanismes d’endettement perpétuel, à cet égard assimilable à des « pyramides de Ponzi » de dette. Enfin, ce sont les États qui, par le mécanisme de planche à billet, se sont préservés de l’effet disciplinant des marchés.

A l’image de la « décennie perdue » au Japon au cours des années 1990, le spectre d’une « trappe à liquidité » se profile ainsi en Europe, à savoir un arbitrage de chaque individu pour la détention de monnaie, rendant de facto l’investissement nul. Pour les agents économiques et les particuliers, le choix serait donc de maintenir en toute circonstance leur détention de monnaie, et ainsi profiter de la déflation, ou encore d’espérer une remontée des taux d’intérêts, jusqu’à disposer d’un rendement satisfaisant. Une spirale déflationniste est alors à craindre, et une perte de valeur incommensurable pour les particuliers s’ensuivrait : report des achats et de l’investissement, compression des salaires, chute de la production et de la consommation.

Pour se prémunir de tels écueils, l’or constitue une réserve de valeur par excellence, notamment en période de déflation. L’analyse menée par Roy Jastram dans The Golden Constant est à cet égard révélatrice. En identifiant trois des plus grandes périodes de déflation, à savoir 1814-1830 (16 ans), 1864-1897 (33 ans) et 1929-1933 (4 ans), il observe que l’or est le seul paramètre monétaire qui soit demeuré constant. Roy Jastram conclut que, durant les périodes de forte déflation, la valeur opérationnelle de l’or augmente. Il indique aussi que l’or maintient son pouvoir d’achat pendant de longues périodes (demi-siècles), non pas parce que le prix de l’or suit celui des matières premières, mais parce que le prix des matières premières rejoint celui de l’or. Les récentes analyses comparatives entre l’or et le pétrole confirment ainsi ce postulat.

Dès lors, étant la seule monnaie sans risque de contrepartie, au contraire des devises papiers fondées sur de la dette, l’or devient un instrument d’échange et de conservation de valeur inégalé en période d’incertitudes. Notre conviction est donc celle d’une démocratisation de l’or, soit de permettre aux particuliers de sécuriser leur patrimoine, de se prémunir des fluctuations, cycles économiques ou politiques monétaires en vigueur. Pour ce faire, l’accessibilité nous est apparue déterminante. Au-delà des solutions conventionnelles, que nous avons porté durant plus de 10 ans en tant que leader du marché français d’achat et de vente d’or, il s’agit désormais de profiter d’une innovation technologique d’ampleur, les protocoles à blockchain, pour faciliter l’accès à la détention de cet actif intemporel.

Les crypto-monnaies comme complément

Nous sommes convaincus que les cryptomonnaies n’ont pas vocation à remplacer les monnaies souveraines, mais bien à en faciliter l’usage et en compléter les défaillances. L’avenir des cryptomonnaies ne réside donc pas dans leur universalisation, mais bien dans leur application concrète sur des usages précis. Instruments d’échange par excellence, elles ont vocation à se substituer aux marchés traditionnels (à l’instar du FOREX) au sein desquels un tiers de confiance était jusqu’à présent nécessaire.

Pour ce faire, ces dernières doivent avant tout s’affranchir de leur caractère spéculatif, qui en biaise la finalité et en détourne les usages. La bulle spéculative de fin 2017 a érodé la confiance de nombre d’acteurs dans une technologie pourtant novatrice, et a détourné l’attention des véritables innovations portés par la blockchain. Elle nous a toutefois permis de comprendre que la confiance du grand public dans les cryptomonnaies, et par extension leur adoption, sera nécessairement progressive et liée à la confiance dans ce qui paraît de prime abord « immatériel ». Internet, l’anonymat et la facilité de l’échange d’information, est tout d’abord apparu comme une mode, avant d’être considéré comme la troisième révolution industrielle. Il en sera de même pour la blockchain.

Or, quel type d’actif numérique est le plus propre à convaincre les utilisateurs que les stablecoins, ces actifs immatériels disposant d’une contrepartie sur des actifs à valeurs stables ? S’appuyant sur la liquidité de marché d’ores et déjà matures les stablecoins constituent un nouvel outil exceptionnel dans la constitution de portefeuilles d’échange ou de réserve.

Reste le choix du sous-jacent. Différentes expériences de stablecoins fondés sur des monnaies publiques (à l’instar de Tether), voire sur des crypto-actifs de référence ont fait apparaître certains risques, largement dus à des ambiguïtés dans la gestion de la contrepartie, et l’on a vu des cours descendre en deçà de leur sous-jacent.

Nous avons choisi, par une conviction étayée par des années d’expérience et d’activité dans ce secteur, d’adosser VeraOne à l’or physique. Métal précieux fongible par excellence, dont la valeur est intemporelle, l’or constitue la contrepartie idéale d’un moyen d’échange sûr et stable. Le projet VeraOne, bien au-delà d’une simple numérisation de l’or, porte ainsi en lui une vision – celle de l’échange.

Nous nous inscrivons donc pleinement dans la vision de Christine Lagarde, présidente de la BCE et ancienne directrice générale du FMI, qui répondait déjà en mars 2017 : « Que la valeur du bitcoin augmente ou qu’elle diminue, tout le monde se pose la même question : quel est exactement le potentiel des crypto-assets ? La technologie derrière ces actifs, y compris blockchain, constitue une avancée passionnante qui pourrait aider à révolutionner d’autres domaines que la finance. Elle pourrait, par exemple, renforcer l’inclusion financière en fournissant de nouvelles méthodes de paiement à faible coût à ceux qui n’ont pas de compte bancaire et, dans le même temps, donner de nouveaux moyens d’action à des millions de gens dans des pays où le revenu moyen est faible. »

LES ENJEUX ET L'OFFRE DE VERAONE

1. L'ENJEU DE LA VOLATILITÉ

D’apparence paradoxale, au regard de l’utilisation encore bien trop spéculative des cyrptomonnaies, la question de la volatilité de ces dernières est pour autant déterminante. Premier frein à son adoption massive par les entreprises et les particuliers, la volatilité de l’instrument d’échange de référence se doit d’être contenue.

Il est aujourd’hui encore impensable, autrement que par pur effet de marketing, d’imaginer qu’un site de e-commerce puisse accepter Bitcoin ou Ethereum comme moyen de paiement, puisque le site fait lui-même face à des fournisseurs ou des États (taxes et impôts) exigeants encore de la monnaie légale. Les quelques cas d’usage récents (à l’instar de Monoprix qui, suite à une annonce remarquée, avait dès 2015 renoncé à accepter Bitcoin) démontrent bien que le risque sur la marge lié aux fluctuations était encore bien trop présent. Et même dans les cas où Bitcoin est réellement accepté, il est évident qu’une couverture en monnaie fiat ou en stablecoin équivalent est immédiatement activée.

Le stablecoin de VeraOne profite au contraire de la valeur pérenne de l’or et de sa stabilité historique. L’or physique constitue, à condition qu’il soit maintenu en pleine propriété, un choix idéal pour couvrir une position financière et se prémunir de fluctuations de valeurs trop importantes.

2. L'ENJEU DE L'ECHANGE DE VALEURS

Selon la Banque Mondiale en 2017, le marché d’envoi de fonds de particulier à particulier à l’étranger concerne 100 millions d’individus et représente un montant total de transfert avoisinant les 600 milliards de dollars annuels, avec environ 4% de croissance . Avec une moyenne de commission de 7% par envoi, et pouvant atteindre 12 à 16% pour certaines zones géographiques, il est aujourd’hui indispensable de repenser ces échanges de valeur. Ainsi, nous pensons que la facilitation des moyens de paiement, avec l’instantanéité de la transaction et la suppression d’un tiers de confiance, ainsi que la réduction des commissions obligatoires, ouvrirait à un essor conséquent du marché et des volumes d’échange.

Avec une conviction comparable, les néobanques et diverses banques en ligne se sont déjà prêtées à l’exercice. S’appuyant sur le système financier traditionnel, elles n’ont pas pu proposer l’instantanéité des paiements et n’ont pu réduire leurs commissions qu’au travers de levées de fonds successives pour financer un business model non rentable. Une phase de consolidation du marché est ainsi à prévoir, avec la fusion ou l’absorption de nombre de ces mêmes banques, et une remontée des taux de commission pratiqués une fois la concurrence effacée.

Le stablecoin VeraOne s’inscrit en opposition à ces substituts jusqu’alors insatisfaisants. Par l’usage de son token VRO, n’importe quel wallet (portefeuille) supportant les tokens ERC20 permettra le transfert de valeur partout dans le monde. Ainsi, chaque token VRO aura en contrepartie de l’or (convertible à tout instant en 1 gramme d’or pur pour chaque token VRO), l’or livré étant ensuite aisément convertible presque partout dans le monde en monnaies légales, et sur plusieurs sites en crypto-actifs.

3. L'ENJEU DE LA SÉCURITÉ

La contrainte réglementaire

Face aux cryptomonnaies dont l’utilisation et la nature sont encore aujourd’hui controversées, la détention et l’usage de l’or sont légalement encadrés à l’échelle mondiale. L’encadrement vise le plus souvent, comme en France, à éviter les achats et vente anonymes.

La sécurité du sous-jacent

La crise de 2008 a mis en exergue le risque systémique pesant sur le système bancaire actuel. Dans l’éventualité d’une défaillance du custodian, à l’image de Lehman Brother en 2008, il est difficile de garantir la valeur d’un token lorsque le sous-jacent est inscrit au bilan ou exposé au risque d’une institution dont les ratios de solvabilité sont de l’ordre de 8%. Même rehaussés en 2016 entre 10 et 18,5% en Union européenne, nous sommes encore loin du ratio de 1:1 proposé par VeraOne.

De même, il est peut-être illusoire de penser qu’un stablecoin adossé à un panier de monnaie pourrait se prémunir absolument d’un tel risque, alors même qu’en contexte de crise de la dette, il a fallu de nombreux efforts des banques centrales (politique de quantitative easing) pour maintenir une relative stabilité des monnaies dans une économie fortement déflationniste. D’autant que la conservation même des ingrédients du panier s’effectue forcément au sein des institutions financières et n’en peuvent donc ignorer les risques systémiques, effet domino compris.

A cet effet, VeraOne peut se prévaloir :

  • d’un contrôle permanent, portant sur la probité du système et les registres informatiques ;
  • d’un stockage de l’or assuré aux « Ports Francs de Genève »  ;
  • d’un audit annuel et exhaustif réalisé par ALS Global, expert dans l’audit des entreprises opérants sur les métaux précieux, afin de vérifier qu’à chaque instant la contrepartie est disponible pour chaque utilisateur enregistré dans le registre informatique ou la blockchain de VeraOne ;
  • d’un audit des commissaires aux comptes traçant les différents achats et contreparties ;
  • d’un contrôle de la douanes française et suisse, effectué sans préavis et régulièrement, sur la cohérence entre les documents douanier (Registre Police) et l’état des coffres ;
  • d’une assurance à 100% de la valeur du stock d’or conservé par Lloyds ;
  • d’une société de sécurité spécialisée dans la gestion des coffres forts, avec un système à double validation (VeraOne et la société de sécurité) pour y accéder ;
  • d’un contrôle de l’association des utilisateurs sur les procédures et via le mandat d’un représentant présent lors des audits réalisés.

La diversité des points de contrôle et de sécurité, mais aussi des interlocuteurs réalisant ces mêmes contrôles, n’est pas anodine. Si la blockchain garantit la fiabilité et la sécurisation des transactions lors de l’échange de tokens, il se doit d’en être de même du sous-jacent. Présenter une simple liste de lingots enregistrée dans une blockchain et mise à jour en temps réel est une condition nécessaire mais loin d’être suffisante.

L’objectif de VeraOne est de garantir à l’utilisateur, à l’image d’un registre blockchain, l’impossibilité structurelle d’une quelconque dérive, malversation ou risque conjoncturel. Les transactions et registres sont infalsifiables, le contenu des coffres l’est également. L’ensemble des rapports d’audit et d’inspection sont ainsi régulièrement publiés.

A ce titre, de nombreux stablecoins sur le marché ne se plient pas à de telles procédures.

Il paraît ici pertinent de se pencher sur le cas de Tether, le principal et le plus célèbre stablecoin, dépassant depuis 2019 le Bitcoin en termes de volume de transactions quotidiennes. Si la contrepartie avec le dollar (1 : 1) fut à l’origine du projet, une modification de son adossement a été réalisé le 14 mai 2019, incluant désormais les prêts aux entreprises affiliées. A cet égard, si historiquement la société affirmait que chaque coin était adossé à un dollar américain, l’avocat de Tether Limited avoue le 30 avril 2019 que la parité n’est en réalité que de 0,74€, soit (0,74 : 1). Ce changement radical est à mettre en perspective avec les différents scandales qui ont éclaboussé Tether Limited, notamment sur l’audit de ses réserves. La direction de Tether avait ainsi exigé dès 2017 la fin prématurée de la procédure d’audit initiée parce qu’elle était jugée « trop longue et trop complexe ».

Plus encore, les CGV mentionnent même que Tether Limited ne garantit « aucun droit de rachat ou d’échange de Tether contre de l’argent ». Au-delà des CGV, c’est également Tether Limited qui déclare que les détenteurs de Tether n’ont aucun droit contractuel, aucun recours juridique ou garantie que les Tether seront in fine bel et bien échangés selon leur parité.

De manière similaire, puisqu’il est soumis au droit américain, le token PAX (garanti à 1 : 1 avec le dollar) a introduit une fonction « setLawEnforcementRole » permettant aux autorités (ou quiconque ayant accès à la fonction) de manipuler n’importe quel portefeuille.

C’est l’ensemble de ses considérations, à la fois en termes de contrepartie, d’audit, et de réglementation, qui nous poussent à considérer VeraOne comme l’une des seules solutions sécures sur le marché. Outre les différents audits récurrents, contrôles et mécanismes assurantiels en place, détaillés plus tôt, le token VeraOne peut se prévaloir d’un droit d’échange et de rachat immédiat et d’une assise légale éprouvée.

VERAONE : LE STABLECOIN "OR"

1. VERAONE, DE L'OR PHYSIQUE PROPRIÉTAIRE

« L’or papier » désigne un instrument financier parfois sous la forme de contrat négociable adossé à des réserves (souvent fractionnaires) d’or et parfois se contentant de répliquer le cours (ETF). Reproduisant les performances de l’or physiques, l’or papier est un instrument idéal pour spéculer sur les cours boursiers présents ou futurs de l’or. Non exempt de qualités, l’or papier est cependant soumis aux mêmes risques que les indices : volatilité, bulles spéculatives, risques de défaut de la société émettrice (dont la signature constitue en définitive le seul et unique actif sous-jacent). L’assureur américain AIG, principal émetteur mondial de certificat sgagés sur or, a bel et bien fait faillite en 2008.

Il n’existe en effet qu’un infime pourcentage d’or réel en contrepartie de ces contrats. On estime que le ratio est de l’ordre de 200:1 (soit deux cents contrats à termes ou certificats d’une once d’or pour une seule once d’or réellement disponible). Nous sommes loin des ratios de solvabilité préconisés dans le monde bancaire, et bien loin du ratio 1:1 de l’or physique. Plus encore, un risque de manipulation des cours (en l’absence d’un sous-jacent réel, lidentifié et fiable) a clairement été manifesté avec la condamnation des plus grandes banques européennes (Deutsche Bank, HSBC, UBS, Crédit Suisse et Barclays) suite aux enquêtes du GATA (Gold Anti-Trust Action Committee).

VeraOne est au contraire adossé à de l’or physique, afin de préserver l’objectif initial du projet : proposer un stable coin liquide qui garantisse à tout instant la contrepartie en or physique propriétaire. Au contraire d’un ETF, même en cas de faillite ou disparition de la structure VeraOne, l’or reste la propriété de l’utilisateur possédant le token.

2. VERAONE, LEADER DEPUIS 10 ANS

Le groupe à l’origine du projet VeraOne opère sur le marché des métaux précieux depuis 2009. Avec déjà des dizaines de milliers d’utilisateurs de ses services, la société est leader du marché français d’achat et vente d’or physique sous coffre-fort. A titre de comparaison, si le groupe était assimilable à un pays, il serait au 90ème rang des réserves d’or.

Également et dès 2016 le groupe a lancé un projet, inspirée de la blockchain sur HyperLedger, dédié à la sécurisation des registres de produit. VeraOne s’inscrit ainsi dans la directe lignée de ce projet, afin de faire profiter les utilisateurs des apports technologiques et transactionnels de la blockchain. Plus ancien token adossé à l’or, il est désormais logique qu’il puisse être négociable sur le marché des cryptomonnaies, et le token VRO constitue ainsi son aboutissement.

3. VERAONE, LA PIÈCE

VeraOne n’est pas seulement un token immatériel, mais revêt également la forme d’une pièce de monnaie frappée en or massif. Une collaboration avec le Ministère de l’Économie de Gibraltar nous permet de proposer le seul token qui puisse être matérialisé, sur demande, par une pièce à cours légal, livrable et dont la chaîne de production est entièrement maîtrisée.

De forme rectangulaire et de valeur faciale de 2 livres de Gibraltar (GIP), la pièce pèse exactement un gramme d’or, garanti LBMA, et aux caractéristiques suivantes :

  • Pureté : à 999.9/1000, chaque unité produite par l’affineur est ensuite frappée et mise sous scellé sécurisé
  • Cours : légal et fixé à 2 GIP, elle bénéficie du régime légal et fiscal de l’or-monnaie, puisque reconnue officiellement par l’État de Gibraltar ;
  • RSE : majoritairement issu du recyclage, le partenaire reconnu par la LBMA garantit en toute transparence la qualité et l’origine de l’or.

4. VERACASH, LE WALLET ET SA CARTE DE PAIEMENT

Les comptes VeraCash, société fondée en 2017, sont des comptes en dehors du système bancaire traditionnel et ouverts aux entreprises et particuliers de l’EEA (European Economic Area). En achetant des métaux précieux, le compte est crédité et les euros sont immédiatement convertis en VRC, VeraCash Units.

Il est alors possible de payer au travers d’une carte de débit MasterCard dédiée, ou de réaliser des transferts de valeur de pair-à-pair. Acceptée par plus 40 millions de points de ventes et 2 millions de points de retraits, la carte de débit MasterCard dispose d’une contrepartie à 100% avec de l’or ou de l’argent, selon le choix de l’utilisateur.

En seulement quelques secondes, contre 48h dans le système bancaire classique, des transferts de valeur en VRC est possible. De facto, l’or physique et l’argent revêtent à nouveau leur finalité de monnaie d’échange.

5. VERAONE, QUELQUES CAS D'USAGE

Diversification de portefeuille crypto

Sur le marché des cryptomonnaies, disposer d’un stablecoin permet de diversifier son portefeuille et de réduire le risque de volatilité global d’un wallet composé d’Ethereum ou de Bitcoin. Si le marché des cryptomonnaies a connu de fortes volatilités, les stables coins s’emparent désormais du marché avec une capitalisation passant de 1,4 à 3 milliards de dollars en moins de 12 mois. Les investisseurs ne disposant pas d’alternative pour se prémunir des fluctuations de cours, il devient essentiel qu’un stablecoin dont le sous-jacent est garanti à 100% émerge.

Monnaie d’échange

Au contraire des systèmes de transfert de valeur usuels pour les particuliers, à l’instar de Western Union dont les plafonds sont limités et les frais exorbitants, mais également pour les entreprises, qui opèrent dans des zones au sein desquelles les devises ne sont pas convertibles ou fortement volatiles, VeraOne permet des transferts de valeur instantanés et à frais réduits.

Couverture

Un stablecoin permet également de couvrir des positions et de se prémunir de la volatilité du marché dans l’attente de la transaction.

6. FRAIS DE GARDE ET CASHBACK

Afin de garantir en toute circonstance l’intégrité des coffres et faire face aux frais liés à leur gestion, leur garde, mais également aux différents audits et à la structure de coût sous-jacente, des frais s’appliquent sur les portefeuilles VeraOne. Ces derniers permettent aux utilisateurs de s’assurer de la bonne gestion de l’or conservé en contrepartie, du maintien en condition opérationnelle de la plateforme, et se pose en condition sine qua non du bon fonctionnement d’un custodian.

Toutefois, et dans l’optique de répondre aux différentes utilisations de la solution VeraOne, à savoir une optique patrimoniale (diversification et/ou conservation de la valeur) ou d’échange (transfert de valeur et/ou arbitrage financier), ces frais de garde sont modulables.

  • Dans une optique patrimoniale, VeraOne constitue une solution idéale de détention d’or, avec la garantie d’un registre à blockchain désignant l’ensemble des propriétaires, couplé au stockage de l’or physique en zone hautement sécurisé. A cet égard, un « frais de garde » annuel de 1% s’applique, afin d’en couvrir la charge et d’en assurer la conservation.
  • Dans une optique d’échange, VeraOne se positionne comme une plateforme de transfert de valeur, et rembourse ainsi l’intégralité des « frais de garde » appliqués sous forme de cashback. En tant que plateforme, une commission standard de 0,5% est toutefois prélevée lors de l’achat, et de 1% lors de la vente. Usuelles sur le marché, ces commissions correspondent aux frais de fonctionnement de la plateforme afin d’en assurer sa complète disponibilité et scalabilité.

Adaptés aux objectifs de chaque utilisateur, ces frais sont également à mettre en perspective avec le niveau d’exigence inégalé porté par VeraOne, tant dans la conservation de l’or que dans la construction d’une architecture technologique sécurisé.

7. RÉCAPITULATIF SUR LES STABLE COINS

VOLATILITÉ COURT TERME

STABLE COIN ADOSSÉ AUX MONNAIES FIAT

Faible car protégé par les politiques monétaires étatiques

VOLATILITÉ MOYEN TERME

STABLE COIN ADOSSÉ AUX MONNAIES FIAT

Moyenne selon le climat économique, des politiques monétaires expansionnistes peuvent être mises en place, à l’image du quantitative easing mené par la BCE suite à la crise.

VOLATILITÉ LONG TERME

STABLE COIN ADOSSÉ AUX MONNAIES FIAT

Moyenne car les objectifs d’inflation menés par les différentes banques centrales conduisent à une perte de valeur progressive de la monnaie sur le long-terme.

STABLE COIN VERAONE ADOSSÉ A L'OR

Faible car protégé par la valeur de l’or

STABLE COIN VERAONE ADOSSÉ A L'OR

Moyenne car la valeur de l’or est en progression depuis des années.

STABLE COIN VERAONE ADOSSÉ A L'OR

Faible car l’or se prémunit des politiques monétaires et sa qualité de valeur de réserve assure une croissance progressive de son cours.

CONTREPARTIE

STABLE COIN ADOSSÉ AUX MONNAIES FIAT

Incomplète car même en qualité d’établissement de crédit, les ratios de solvabilité ouvrent à des différences de couvertures

RISQUE DE CONTREPARTIE

STABLE COIN ADOSSÉ AUX MONNAIES FIAT

Important car les devises entrent dans des cadres contraignants pour les plateformes émettrices de token (établissement émetteur, de crédit, de paiement, …) et font porter un risque conséquent sur le sous-jacent, à l’image du dollar dont l’utilisation est réglementé par la FED et reste in fine son entière propriété.

UNIVERSALITÉ

STABLE COIN ADOSSÉ AUX MONNAIES FIAT

Moyenne car les objectifs d’inflation menés par les différentes banques centrales conduisent à une perte de valeur progressive de la monnaie sur le long-terme.


STABLE COIN VERAONE ADOSSÉ A L'OR

Garantie car la couverture est complète et auditée.

STABLE COIN VERAONE ADOSSÉ A L'OR

Nul car l’activité de vente d’or, sous la forme physique ou de token, est régulée.

STABLE COIN VERAONE ADOSSÉ A L'OR

Excellente car l’or se prémunit des politiques monétaires et sa qualité de valeur de réserve assure une croissance progressive de son cours.

7. HISTORIQUE DU PROJET

2009 : Fondation d’AuCOFFRE.com, plateforme d’achat et de vente de métaux précieux entre particuliers, avec un service de conservation hautement sécurisé.

2010 : Lancement de Lingold, plateforme internationale d’AuCOFFRE.com

2011 : ​​ Frappe des premières pièces d’or et création de la marque VeraValor. Depuis lors, plus d’un million de VeraValor ont été frappées, en or ou en argent, plaçant VeraValor au premier rang européen des acteurs privés de frappe monétaire avec cours légal.

2012 : ​​Lancement de VeraCarte, première carte de paiement adossée à un compte en matières précieuses.

2015 : Lancement de VeraCash, le wallet adossé à des métaux précieux et utilisable avec la MasterCard VeraCarte ou bien via une application mobile.

2016 : ​​Réalisation du premier POC de mise en œuvre d’un système transactionnel sur Hyperledger Fabric.

2017 : VeraCash lève des fonds pour son développement et remporte plusieurs prix .

2018 : Signature des accords avec le ministère de l’économie de Gibraltar pour l’émission de pièces VeraValor ayant un cours légal, dont la VeraOne.

2019 : ​ Union d’A​uCOFFRE.com​, VeraCash, VeraValor et LinGold pour créer VeraOne, stablecoin ERC20 adossé à de l’or physique mais également une pièce d’or d’un gramme ayant un cours légal.

SMART CONTRACTS ET TOKENISATION

La solution VeraOne est construite autour de deux smart contracts déployés sur la blockchain Ethereum : un token ERC20 VeraOne, et un système d’authentification KYC.

1. LE TOKEN VERAONE

Le token VRO est développé sur la blockchain Ethereum et correspond au standard ERC20. Cela correspond à un smart contract contenant un registre désignant l’ensemble des propriétaires de token, permettant des transactions sur ces derniers et mettant à jour ledit registre avec les mouvements opérés.

Les tokens VRO sont donc :

  • traçables : le droit de propriété est ancré dans la blockchain et la lecture du registre permet de s’assurer de la possession desdits tokens ;
  • transférables : les tokens VRO peuvent s’échanger librement de gré-à-gré avec d’autres détenteurs de tokens sans intermédiaires ;
  • échangeables : les tokens VRO peuvent être échangés et vendus sur n’importe quelle plateforme compatible contre d’autres types d’actifs (BTC, ETH, …) ;
  • stables : adossé à de l’or physique, le cours du VRO correspond au cours de l’or.

2. LE TOKEN KYC

Principe

Le token VRO étant un titre financier, il est soumis dans la plupart des juridictions aux mêmes obligations que n’importe quel autre titre financier. La première de ses obligations est la réalisation d’un KYC destiné à vérifier l’identité́ des investisseurs et notamment leur nature d’investisseurs qualifiés. La seconde consiste à s’assurer de la provenance des fonds investis et notamment de leur origine légale et respectueuse des règlementations internationales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

La mise en conformité́ avec ces exigences implique la constitution d’un registre d’investisseurs dit « whitelist », recensant les personnes habilitées à réaliser des opérations sur les titres concernés.

3. SCHÉMA RÉCAPITULATIF

UTILISATION DE PLATEFORME

1. FONCTIONNEMENT

Obtention d’un passeport KYC

Pour répondre à la législation dite KYC (Know-Your-Customer) et AML (Anti-Money Laundering), un smart-contract de passeport KYC a été mis en place sur une blockchain privée dédiée.

L’investisseur créé son passeport KYC directement sur la plateforme VeraOne, prérequis indispensable pour détenir de l’or. Une fois le questionnaire rempli et approuvé, le passeport sera disponible à tout instant et un certificat (sous la forme d’un token) sera délivré sur un wallet dédié.

L’obtention du token KYC permettra à l’investisseur d’acheter et de vendre des tokens VRO (condition nécessaire pour échanger). Sans en divulguer le contenu, la simple détention d’un token KYC permettra à l’ensemble de l’écosystème de s’assurer que son interlocuteur est bien enregistré.

Obtention automatique d’un wallet dédié

Une fois le passeport KYC obtenu, un wallet ERC20 unique et dédié sera créé pour le compte de l’investisseur.

Marché primaire

L’investisseur peut directement acheter avec bitcoin (BTC) ou ethereum (ETH) des tokens VRO. Dès réception de l’ordre d’achat, le nombre correspond de tokens VRO est crédité sur un compte privé, wallet dédié, et la contrepartie en or physique stockée en coffre.

L’investisseur dispose donc d’or physique propriétaire, dont le token VRO constitue la preuve d’achat et le jeton d’échange.

Marché secondaire

Les tokens VRO sont compatibles avec la plupart des exchanges crypto actuels.

Ils peuvent également être échangés directement sur la plateforme VeraOne comme système de paiement alternatif, ou de transfert de valeur, à un tiers inscrit sur la plateforme.

Enfin, ils correspondent à une réserve de valeur et peuvent être conservés sur le wallet dédié afin de faciliter la détention de l’or, en toute sécurité et traçabilité.

Contrepartie or et interopérabilité

Chaque détenteur de token VeraOne peut exiger l’envoi physique de sa contrepartie en or, en échange de son token dédié qui sera alors automatiquement détruit.

2. SCHÉMA RÉCAPITULATIF

Summary schema of how the VeraOne platform works

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